Le village du Cailar


Le village du Cailar est très ancien. Dans le passé, le village était plus proche des rives du Rhône (dont le lit a varié avec les siècles) et était quasiment au bord de la mer, à laquelle on accédait par une lagune aujourd’hui ensablée. Pour mémoire, il en est distant aujourd’hui d’une quinzaine de kilomètres à vol d’oiseau (avec l’ensablement, le littoral a pris sur la mer qui s’est donc « éloignée »). Cet emplacement privilégié, ajouté à sa situation au confluent de deux cours d’eau drainant l’arrière-pays, le Vistre et le Rhôny, en fait un endroit stratégique qui suscitera très tôt un intérêt pour les populations autochtones. Dans l’antiquité, il subira l’influence grecque et rhodienne jusqu’à devenir un petit comptoir, c’est-à-dire un port destiné à la pêche et aux échanges commerciaux qui comptera près de 5 000 habitants (contre 2 300 aujourd’hui environ).

Carte Le Cailar

Le village dispose d’arènes communales, les Arènes du Cailar. Elles sont destinées aux courses camarguaises. Elles ont été inscrites aux monuments historiques le 18 janvier 1935. Elles ont une capacité de plus de 1100 places et ont été construites entre 1900 et 1925 selon la fiche du patrimoine.

Outre les monuments, le village est aussi le lieu de l’élevage des taureaux Camargue. Le village est particulièrement remarquable de par sa situation exceptionnelle en petite Camargue et l’aspect préservé de ses alentours, partagés entre les prairies où paissent les taureaux et chevaux, et les marais (marais de la Souteyranne par exemple) à la flore et faune très diversifiée. C’est au Cailar que sont apparues, au XIXe siècle, les premières manades (troupeaux d’élevage en semi liberté) de taureaux exclusivement réservés à la course camarguaise. Cette pratique s’est développée grâce à la survivance d’un droit féodal, le « droit d’esplèche » : une jouissance à titre gracieux des terres non cultivées, par les habitants du village, pour y faire paître les troupeaux. C’est aujourd’hui encore le village qui comporte le plus grand nombre de ces élevages prestigieux, d’où son surnom de Capitale de la Petite Camargue.

Les Gardians: Stewards of the Camargue from Bob Krist on Vimeo.

A noter que des visites en calèche sont organisées à partir du Cailar toute l’année pour découvrir les environs du villages.

Retrouvez un article sur le village du Cailar : www.midilibre.fr/2014/08/18/l-authenticite-du-cailar,1039093.php

La fête votive du Cailar

La première semaine d’Aout de chaque année c’est la semaine de la fête du village.
C’est l’occasion durant cette semaine de découvrir dans la joie et la bonne humeur les coutumes locales camarguaises (Courses de taureaux, concours de manades, ferrades, taureaux piscine, abrivados, bandidos …).

A noter que durant cette période un orchestre est présent tous les soirs sur la place principale du village. La maison étant située à 150m de la place principale, profitez de l’été pour faire la fête au rythme de la musique.

Pour découvrir le village et ses alentours, la meilleure solution reste le vélo. Vous pouvez louer des vélos à Lunel (11Km de la maison) :  Réservation possible sur le site www.cyrpeo.com