Village gardois de caractère : l’authenticité du Cailar


Photo du Cailar Entre terre et mer, Le Cailar, une bourgade au patrimoine architectural très riche.

Entre terre et mer, le Cailar offre l’expression d’une nature authentique. Au cœur de ce paysage préservé, il s’impose comme LA carte postale de l’inimitable Petite Camargue gardoise.

Le Cailar, dont le nom vient du mot castallare – il s’est transformé au fil du temps en castlar et castlario -, signifiant château fort, ne tire pas ses seules richesses de son environnement naturel.

Le village n’a donc pas hésité à présenter sa candidature pour l’obtention du label Village de caractère, détenu par Lussan, Barjac et Vézénobres : « Nous allons essayer de porter ce dossier avec les collectivités locales. Il pose un certain nombre de contraintes qu’il n’est pas toujours simple de lever », explique Alain Reboul, adjoint au maire du Cailar, chargé de la communication.

L’église, les arènes, le temple, les lavoirs…

Le Cailar peut mettre en avant son église romane, datant du XIe siècle, où Saint Louis vint se recueillir avant son départ pour la cinquième Croisade. Transformée en temple de la raison sous la Révolution, l’église Saint-Étienne fut rendue au culte catholique bien plus tard. Sa façade occidentale est inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Une liste sur laquelle on retrouve également les arènes.

Le Cailar peut également mettre en avant ses imposantes maisons de maître, témoins de la richesse de ses vieilles familles, ses ponts, son temple, ses lavoirs, sa Tour de l’Horloge…

Ancienne caserne des Dragons, érigée à la suite des troubles liés à la guerre des Camisards de 1703, l’actuelle mairie date également du règne de Louis XV et figure sur le cadastre Napoléon de 1835.

Un pays de traditions, de fêtes et de célébrations

Au Cailar, la vie repose également sur les traditions. Ici, le peuple célèbre la Camargue autour des taureaux et des chevaux : « C’est nous qui avons inventé les journées à l’ancienne avec leurs déjeuners aux prés. Elles ont servi d’exemples aux villages environnants. »

Après la fête votive qui a lieu tous les ans au début du mois d’août, Le Cailar fête la saladelle, la célèbre fleur des gardians, les samedi 30 et dimanche 31 août. Et cette année, dimanche 14 septembre, le village a imaginé une journée mistralienne pour commémorer le centième anniversaire de la mort de Frédéric Mistral.

Enfin, impossible d’évoquer Le Cailar sans un détour par la bouvine. Combien de manades et de manadiers compte le village ? En réfléchissant un instant et en livrant une liste exhaustive, les spécialistes annoncent le chiffre de quatorze manades. Neuf des plus grandes manades de la Camargue sont implantées sur ses terres (1). C’est dire si l’on vit au Cailar en pays de bouvine.

Entre ses vignes, ses marais, ses prés et ses manadiers, Le Cailar respire vraiment l’authenticité.

(1) Renseignements : office de tourisme de Vauvert et de Petite Camargue, place Ernest-Renan, Vauvert, tél. 04 66 88 28 52.  

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